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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 11:58

 

Un front supplémentaire s’est ouvert contre le bois du roi avec la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune d’Ormoy-Villers. En complément d’une activité de carrière d’extraction de minéraux et d’un centre d’enfouissement technique de déchets  sur la commune de Péroy les Gombries, la commune  d’Ormoy Villers accueillera  les voies routières et ferroviaires et des bâtiments nécessaires à l’exploitation industrielle plateforme de chargement, concasseur par exemple).

Tous ces projets se trouveront à l’intérieur du bois, saccageant tout l’écosystème de ce site classé en zone naturelle écologique et floristique (ZNIEFF de type 1) et partiellement en zone de protection spéciale (ZPS).

Les promoteurs avec un cynisme incomparable décrivent une opération industrielle suivie de chantiers écologiques dans le cadre de mesures de compensation environnementales dénommés pompeusement écopôle, minimisant largement les enjeux écologiques.

L’exploitation industrielle, l’installation d’un concasseur, l’aménagement de la plateforme ferroviaire entraineront l’élargissement de chemins ruraux et forestiers et la destruction d’une centaine de chênes sans compter la pollution d’un lieu exceptionnel de promenade.

Les rotations de deux cents camions par jour sur la départementale 136 et à travers le bois du roi perturberont également la tranquillité des habitants d’Ormoy Villers.

 

Les mesures de compensation environnementales ne sont qu’un leurre. Le plus souvent les entreprises mettent en avant le coût financier, et celles-ci tombent dans les oubliettes ou dans le meilleur des cas, bâclent la restauration du site endommagé comme cela fut déjà le cas dans les années 1970 pour le bois.

 

Ce genre d’activités a pour grave défaut de laisser de grandes cicatrices dans le paysage, difficilement réparables. De plus il est impossible de connaître à l’avance et suffisamment le périmètre et la durée de l’exploitation. Souvent les industriels réclament une prolongation du bail d’exploitation (80 ha et à terme 150 ha).

 

 

CET Ormoy Villers

                                                         Localisation du bois du roi

 

 

La destruction du bois du roi aura pour conséquences la disparition :

-      De la véronique en épis, espèce végétale  inscrite sur la liste rouge régionale ;

-      L’engoulevent d’Europe, espèce rare répertoriée dans l’annexe 1 de la directive « Oiseaux » de la ZPS ;

-      La Canche précoce et le Carex des sables, plantes exceptionnelles ;

-      Le lézard des souches et le lézard des murailles reptiles rares ;

-      Le rouge queue à front blanc, le pic mar et le pic noir oiseau nichant dans ce site boisé ;

-      L’Ephippigère des vignes, orthoptère signalé dans le bois.

 

Ces différentes espèces végétales et animales ont permis le classement du bois  en zone protégée.

 

Un peu  d’histoire

 

Depuis les années 1950, le bois du roi était régulièrement la proie de la société JADIRAT qui accéléra en 1975 le défrichement  de la forêt pour l’exploitation du sable. En 1990 une importante pétition circula pour la sauvegarde du bois de Roi soutenue par de nombreuses personnalités scientifiques du Museum National d’Histoire Naturelle. En mars 1991 la cessation d’exploitation fut enregistrait par la préfecture de l’Oise. Mais malheureusement rien n’est définitif puisqu’un nouveau projet d’exploitation du sable et d’ouverture d’un centre d’enfouissement technique de déchets réapparait actuellement au mépris des règles de préservation d’un site classé.

Le bois du roi est une forêt privée composée de hêtres, de châtaigniers et de chênes, partiellement ouverte au public. Dans ce site remarquable, aménagé, des sentiers balisés de 3 à 6 kilomètres ont été créés pour les marcheurs. Il ne faut pas qu’il disparaisse pour des raisons bassement mercantiles ; 

 

En résumé voici les différents éléments négatifs :

 

-      L’accès des poids lourds transportant les déchets se fera après l’aménagement d’un chemin forestier en véritable voie de circulation, large de 6 à 8 m, nécessitant l’abattage de nombreux arbres ;

-      Chaque jour, des centaines de camions emprunteront la départementale D 136 déjà passablement encombrée à certains moments de la journée. Ils s’ajouteront à la circulation des véhicules légers et des autobus avec des risques potentiels d’accidents. Les pollutions atmosphérique et sonores seront démultipliées pour les riverains ;

-      Certains camions traverseront également  les villes de Crépy en Valois et d’Ormoy Villers ;

-      Le bois, site classé, sillonné par de nombreux citadins appréciant la beauté du site, sera gravement défiguré et la coulée verte prévue de longue date, sera amputée de plusieurs kilomètres (5 km au minimum) ;

-      Dans cette décharge seront entreposés 300 000 tonnes de déchets industriels et de déchets d’activités économiques provenant de la région parisienne (DEA – déchets de la restauration et des magasins d’alimentation), en partie triés et soit disant valorisés par la suite.

Malgré toutes les précautions prises il existera toujours un risque de pollution de la nappe phréatique alimentant plusieurs villes ;

-      La qualité de la vie des habitants résidant à proximité sera menacée (à 800 m des maisons les plus proches).  Le nombre d’emplois induits sera très réduit (8 tout au plus) et le marché immobilier perturbé ;

-      La disparition d’espèces végétales et animales rares ;

-      Créer une décharge et une carrière d’extraction de sable à l’intérieur d’un bois classé, non loin de deux installations identiques à Crépy en Valois, n’a aucun sens (distance de 5 km à vol d’oiseau environ). 

 

La commune d’Ormoy Villers ne sera plus une ville à la campagne mais une ville à proximité d’une décharge.

 

L’association Crépy environnement et qualité de la vie s’engage dans ce combat aux côtés de l’association Valois environnement et du R.O.S.O. pour la protection du bois du roi. Elle met un avis défavorable sur la demande de révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune d’Ormoy Villers.

 

(Copie du courrier qui sera porté par notre association au commissaire enquêteur)

 

088

                              Chemin forestier au bois du roi

 

 

   

Une enquête publique est en cours. Un commissaire enquêteur a été nommé. Il siégera à la mairie :

-      Le lundi 03 septembre 2012, de 16h00 à 19h00 ;

-      Le vendredi 14 septembre 2012, de 16h00 à 19h00 ;

-      Le mercredi 03 octobre 2012, de 09h00 à 12h00.

Vous pourrez écrire vos remarques  sur un cahier spécialement préparé à cet effet.

 

(La suite vendredi prochain)      

 

 

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Published by Crépy en valois environnement - dans Environnement
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