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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:22

En dehors des polémiques concernant la pertinence ou non de la politique énergétique de la France depuis 50 ans, l’association Crépy environnement et qualité de la vie est solidaire du peuple japonais dans ces moments difficiles qui suivent cette catastrophe, la pire  depuis 1945. 

  

Les membres du bureau directeur de l’association Crépy environnement et qualité de la vie n’ont pas la prétention de devenir des spécialistes de la production d’énergie d’origine nucléaire et des dangers propres à la fission nucléaire civile sans toutefois nier que le nucléaire civil est une activité dangereuse. Les médias ont abondamment commenté les avantages et les inconvénients majeurs de cette production d’électricité.

     

 

Centrales nucléaires en France

  Les centrales nucléaires et les centres d'enfouissement

 

 

Plantons le décor en France. Notre pays possède 58 réacteurs répartis dans 19 centrales nucléaires qui produisent 76,5% de la consommation électrique française mais 17% de la consommation totale de l’énergie. De plus 1100 sites, renfermant des déchets radioactifs, sont répertoriés. IL ne faut pas oublier l’usine de la Hague qui retraite les combustibles usagés de la France et de 27 autres pays nucléarisés.  La première centrale graphique-gaz a été mise en service en 1956 avec un arrêt d’exploitation définitif en 1968. L’autorité de sécurité nucléaire (ASN) doit donner en avril 2011 son accord ou non pour la prolongation d’activité de 10 ans au-delà des 30 ans prévus initialement pour la plus vieille des centrales, Fessenheim en Alsace, très contestée par les écologistes. A la suite des évènements survenus au Japon, cette décision sera-t-elle reportée ? 

 

Quelles sont les centrales nucléaires en fonctionnement les plus proches de l’Oise et leur date de mise en service :

-      Nogent (1987), au bord de la Seine ;

-      Chooz (1996), dans les Ardennes ;

-      Penly (1990) – Paluel (1984), en Normandie ;

-      Gravelines (1980), dans le Nord

-      St Laurent (1981) – Dampierre (1980), sur les bords de la Loire.

 

 

Une catastrophe de niveau 7 contaminerait une partie significative du territoire français et certaines régions des pays voisins avec des conséquences sanitaires graves pour la population humaine. Cette hypothèse est peu probable mais ne peut être écartée (voir l’alerte sur le centrale du Blayais en Gironde).

 

 

Le reste de la production d’électricité se répartie entre les centrales hydroélectriques, la marémotrice de La Rance qui utilise la force de la marée en Bretagne, les usines thermiques (Fioul-gaz, charbon), les éoliennes, l’énergie photovoltaïque et la biomasse.

centrale nucléaire de Nogent1

 Centrale nucléaire de Nogent

 

La première solution est la réduction de la consommation d’énergie. Le gisement est très important.

 

 Au niveau des bâtiments, l’isolation thermique des murs, de la toiture et des fenêtres est primordiale avant de se préoccuper du système de chauffage (électricité – gaz – bois) et dont voici deux exemples qui n’ont pas été traités dans nos articles précédents  « dépenser aujourd’hui pour économiser demain ». 

 

La géothermie, avec trois types de procédés :

 

-      La géothermie peu profonde à basse température : Le plus souvent on utilise de l’eau mélangée à du glycol pour le transfert de la chaleur. En dessous de 4,50 m, la température moyenne du sol est de 12°. La profondeur du forage se fait entre 30 et 180m. Dans la géothermie de l’eau, il peut y avoir pompage de l’eau, transfert de la chaleur, sans réinjection ou pompage et réinjection de l’eau ;

 

-      La géothermie profonde à haute température réside dans des forages plus profonds et un échangeur de température à contre courant sans fluide caloporteur ;

 

-      La géothermie très profonde à très haute température : Cette géothermie exploite des sources hydrothermales à très haute températures ou utilise de l’eau à très forte pression injectée dans la roche située à une profondeur très importante. Ce procédé est souvent utilisé pour la production d’électricité.

 

Cette énergie n’est pas polluante et a un rendement constant. Elle est le plus souvent employée pour le chauffage. 

 

Le chauffage urbain : C’est surtout un chauffage au niveau d’une ville par un système de distribution de l’énergie véhiculée par la vapeur d’eau dans un réseau de conduites alimenté par des chaudières. Cette énergie est également produite par des centres d’incinération d’ordures ménagères. Le plus souvent les chaudières sont remplacées par des échangeurs de chaleur qui transfèrent la chaleur (110° ou plus) du circuit primaire vers le circuit secondaire pour chauffer les radiateurs des immeubles (Voir la ville de Paris). 

 

Les ampoules d’éclairage à basse consommation doivent être privilégiées, plus chères mais dont la durée de vie est beaucoup plus importante. Un système de recyclage de ces ampoules a été mis en place mais malheureusement ces ampoules contiennent du mercure.

 

Le durcissement des normes d’efficacité dans les secteurs de l’électroménager, de l’électronique et du chauffage doit être sérieusement envisagé.

 

 006

 Panneaux photovoltaïques 

 

Le transport routier et la circulation automobile sont des points d’économie essentiels. Le trafic de marchandises intra-urbain est très polluant (50% du gazole est consommé en ville avec 35% du CO2 émis).

 

 

Depuis 2004, les grandes agglomérations ont l’obligation d’insérer un volet marchandises dans leur plan de déplacement urbain (PDU). La circulation des poids lourds, plaie de notre société, et autres engins polluants, dans les centres villes est de plus en plus règlementée. Des horaires précis pour les mouvements des véhicules sont strictement définis (tôt le matin ou en soirée). Avec des plateformes logistiques proches, les véhicules tout électriques, à rayon d’action limité, feraient merveille. Des constructeurs automobiles fabriquent des  voitures dites hybrides utilisant en vitesse réduite un moteur électrique puis un moteur thermique. L’Europe et la France continuent de réglementer et d’exiger des normes de plus en plus draconiennes pour limiter la pollution des véhicules, obligeant les constructeurs à améliorer sans cesse le rendement énergétique des moteurs thermiques. Certaines villes, à l’instar de La Rochelle, interdisent l’entrée aux véhicules encombrants et polluants.

 

 

Les pouvoirs publics doivent inciter les acteurs économiques à privilégier les circuits courts, les produits régionaux et de saison pour éviter au maximum les transports sur de grandes distances. 

 

En revenant sur les véhicules électriques, le choix est pertinent que pour les trajets de ville (problème d’autonomie). Il est aussi important que l’électricité nécessaire soit produite avec des énergies renouvelables, que le réseau électrique puisse supporter les charges simultanées et que les bornes  de recharge soient suffisantes et fiables. Avec des centrales thermiques au fioul, au gaz, au charbon et des véhicules polluant, c’est la double peine. Si la prolifération des véhicules électriques devient une réalité, les élus, très imaginatifs pour créer de nouvelles taxes, inventeront un impôt supplémentaire pour pallier à la baisse de rendement de la TIPP.



Canal Seine Nord

 Le canal Seine nord (Source les échos)

 

Le transport fluvial en France, ignoré pendant des décennies reprend des couleurs, porté par des considérations écologiques, économiques et logistiques. Le trafic fluvial s’élève aujourd’hui à 7,5 milliards de tonnes par kilomètre et devrait plus que doubler d’ici à 2020  entre 16 et 17 milliards de tonnes selon Voies navigables de France. Le transport fluvial est limité à des petits trajets (nord, Rhin) et reste confiné à des bassins fermés (Seine, Rhône). Il est lent et les périodes de crues et d’étiage freinent son développement. Les infrastructures, souvent vétustes, sont hétérogènes en gabarit, tirants d’eau et les ruptures de charges sont importantes par rapport au transport routier.

 

 

Un projet important dans notre région : la réalisation du chainon manquant des 106 kilomètres du canal  Seine Nord Europe qui reliera vers 2015-2016 les 600 kilomètres du bassin de la Seine aux 20 000 kilomètres de canaux et fleuves de l’Europe du Nord. Des travaux doivent être engagés sur l’Oise pour permettent le passage de péniches de 4000 tonnes. Toutefois des problèmes de pollution se poseront en aval lors du creusement et du drainage du fleuve ainsi que des nuisances sonores lors de la traversée des villes. Le projet suivant sera peut être le canal Saône-Moselle. 

 

De plus en plus de villes privilégient les transports en commun (Lille, Bordeaux, Paris etc.) avec la construction de lignes de métros, de tramways, de bus. La SNCF a également une chance à saisir, et en concertation avec les régions, doit présenter une offre de qualité aux divers clients. La part du marché du fret de la SNCF s’établit qu’à 10% par rapport à la route et les déficits s’accumulent. Il faut investir dans les plateformes portuaires, sur les autoroutes ferroviaires, tel le projet Lyon-Turin, les TGV fret, résoudre les problèmes de compétitivité avec l’arrivée des opérateurs privés et réfléchir sur le sujet des opérateurs ferroviaires de proximité.  

 

L’industrie, les commerces, les sociétés de services, les administrations  doivent  mettre en place un programme d’économies d’énergie, si ce n’est déjà fait. Le recyclage des vieux papiers, des cartons, du verre, des métaux, des appareils électroménagers, hi fi et autres participent à la diminution de la consommation de l’énergie et de la préservation de l’environnement (les sociétés les plus polluantes sont en première ligne). Il faut améliorer le fonctionnement des différentes filières de recyclage et inciter les français au tri sélectif.link 

 

D’autres sources de réduction de consommation d’énergie sont également possibles.

A suivre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Crépy environnement - dans Qualité de vie
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