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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:49

 

L’association Crépy en Valois et qualité de la vie veut contribuer à l’agenda 21 en publiant ce dossier.

 

 

 Communiqué de presse du collectif isarien  de réflexion pour une gestion durable des déchets le 9 novembre 2011

 

A la suite d’une réunion organisée par l’association Accide le 11 juillet 2011, douze associations ont décidé de s’unir autour des problématiques isariennes de gestion des déchets car elles considèrent que le débat public n’est pas satisfaisant sur ce sujet. La présence de plusieurs associations lors de cette réunion d’opposition au projet d’incinération et la volonté d’avancer ensemble en unissant les forces et les compétences de chacun a permis de faire émerger une détermination commune :

La nécessité de mettre en place un réel dialogue sur la gestion des déchets sur le territoire isarien.

 

Cette nécessité s’est avérée d’autant plus forte que le territoire de l’Oise est régi par un plan départemental de gestion des déchets (PDEDMA) obsolète. Le plan actuellement en vigueur date de 1999 et est arrivé à échéance en 2005. Nous sommes en 2011. Comme le rappelle le site web du conseil général : « la période 1999-2006 a été marquée par une importante évolution de la réglementation. Il s’agit donc d’intégrer ces évolutions réglementaires nationales et européennes, ainsi que les orientations du grenelle de l’environnement ».

 

Cette réflexion s’avère également nécessaire car le territoire voit actuellement 4 projets de structures de traitement de déchets qui soulèvent des interrogations : 3 sites d’enfouissement et 1 incinérateur pour un traitement total de 510.000 tonnes par an !

 

Sur un territoire qui enfouit actuellement 405.000 tonnes par an dans ses 5 sites et possède déjà un incinérateur qui ne tourne pas en plein régime, on peut légitimement s’interroger sur les pertinences des projets en cours.

 

Dans un département rural qui possède la plus vieille « ressourcerie » de France (Les ateliers de la bergerette), on peut s’étonner que si peu de place soit laissée aux propositions alternatives et novatrices en termes de gestion des déchets.

 

Ne pourrait-on pas être un département exemplaire ? Un département moteur et précurseur dans une gestion vertueuse de nos ressources ?

 

 Le collectif isarien de réflexion pour une gestion durable

                                               Les représentants du collectif isarien

 

En ce sens, le collectif des associations souhaite nouer le dialogue avec les élus régionaux, départementaux, locaux ainsi que les citoyens. La conférence du 25 novembre 2011 avec la venue de M. Dany Dietmann, maire de Manspach et vice-président de la communauté de communes des Portes d’Alsace, a pour objectif de montrer la détermination des associations à ouvrir ce débat publiquement. Cette action d’ouverture intègre le programme national de semaine européenne de réduction des déchets (SERD – http://www.reduisonsdechets.fr/serd/presentation-objectifs.html).

Le collectif se veut force de propositions. « Nos déchets valent de l’or » et nous devons nous en charger – c’est ce que le collectif veut faire comprendre aux citoyens et aux politiques à travers cette conférence animée par un élu volontaire et enthousiaste.

 

Concrètement, le souhait du collectif est d’obtenir la transparence sur les projets en cours et de participer activement à la mise en place du futur PDEDMA.

 

 Le collectif isarien de réflexion pour une gestion durable des déchets  est né à la suite d’une réunion organisée par l’association Accide le 11 juillet 2011. La présence de plusieurs associations lors de cette réunion d’apposition au projet d’incinération et la volonté d’avancer ensemble en unissant les forces et les compétences de chacun a permis de faire émerger une détermination commune :

La nécessité de mettre en place un réel dialogue sur la gestion des déchets sur le territoire isarien.

 

Ce collectif n’est pas clos et intègre à ce jour 12 associations qui échangent et ont décidé de travailler ensemble.

 

Composition de ce collectif : (collectifisariendechets@gmail.com)

 

Ressourcerie :

ATELIERS DE LA BERGERETTE

 

Associations nationales :

CNIID (Centre d’Information Indépendante sur les Déchets)

GENERATIONS FUTURES

AMIS DE LA TERRE

 

Associations régionales :

PICARDIE NATURE

ASSEPIC

 

Associations locales :

ACCIDE

ADEBA

TRACY ENVIRONNEMENT

VALOIS ENVIRONNEMENT

ALERTE AUX DECHETS

LES AMIS DU BOCHET

 

La gestion des déchets dans l'Oise - Les structures exista        Les différents acteurs de la gestion des déchets dans l'Oise

 

La gestion des déchets dans l’Oise

 

1.   Les structures existantes :

-      1 incinérateur à Villers Saint Paul ;

-      5 centres de stockage de déchets ménagers ;

-      3 syndicats (le SMVO à l’est, le SYMOVE au sud-ouest, un syndicat interdépartemental le SMITOB au nord-ouest) ;

-      Des EPCI indépendants (Etablissements publics de coopération intercommunale).

 

    2. Les capacités d’enfouissement restantes :

-      Liancourt Saint Pierre :           700 000 tonnes

-      Saint Maximin :                        800 000 tonnes

-      Villeneuve-sous-Verberie :    1 000 000 tonnes

-      Crépy en Valois :                    3 800 000 tonnes

-      Bresles/Bailleul :                       500 000 tonnes   

 

Soit 6 800 000 tonnes encore disponibles.

Tonnage annuel enfoui = 405 000 tonnes donc plus de 16 ans de capacités restantes.

Sans compter l’incinérateur à Villers Saint Paul.

 

3.   Les structures en projet :

     A ces informations, il faut ajouter les projets suivants :

-      Villers Saint Sépulcre –Incinérateur de 110 000 tonnes + 20 000 tonnes de compostage par an ;

-      Hardivillers – CSDU K2 de 150 000 tonnes par ans sur 21 ans ;

-      Péroy les Gombries – Centre de tri K2 avec apport de 300 000 tonnes par an dont CSDU K2 de 150 000 tonnes par an ;

-      Moulin sous Touvent – CSDU K2 de 100 000 tonnes par an.

 

(Rapports annuels 2009 et PDEDMA en projet de 2010)

 

Dany Dietmann

                                            Dany Dietmann lors de sa conférence

 

Au secours, la poubelle déborde !

(Article paru en 2008)

 

Toujours plus de déchets

 

N’en jetez plus ! En France la quantité de déchets a doublé entre 1980 et 2002, passant de 180 à 360 kg par personne et par an. En cause, le développement de la consommation, l’augmentation des familles à taille réduite (donc des emballages individuels), et le packaging des produits. Par exemple, le café en dosette utilise 10 fois plus d’emballage qu’un paquet de 250 g.

 

Malgré l’effort des collectivités, seuls 12% des déchets sont aujourd’hui recyclés. 51% sont mis en décharge sans aucune valorisation et 26% sont incinérés avec récupération d’énergie. En Belgique, dans la région wallonne, on est proche de 70% des déchets recyclés remarque Hélène Bourge, du centre national d’information indépendante sur les déchets. Et on ne parle même pas du compostage, qui concerne actuellement à peine 9% des déchets.

 

Une poubelle de tri sélectif sur trois est renvoyée vers un incinérateur

 

Bref, on l’a compris, la majorité de nos déchets prend la route de l’incinérateur. A cela plusieurs raisons. D’abord, c’est à chaque commune de décider ou non du tri sélectif et de la couleur des poubelles (jaune, rouge, bleu, sacs transparents…). Pas facile pour les usagers de s’y retrouver. Du coup, une poubelle de tri sélectif sur trois est renvoyée vers un incinérateur. D’autre part, le système fiscal n’est guère incitatif : la taxe d’ordures ménagère est la même quel que soit le volume des déchets du foyer (voir combien ça coûte).

 

Pour les associations écologistes, la faible part du recyclage en France tient d’une volonté politique. Elles accusent les incinérateurs surdimensionnés, qui réclament un minimum de déchets pour fonctionner. Du coup, certaines poubelles triées atterrissent parmi les déchets ordinaires pour nourrir l’incinérateur. Un reproche injustifié, se défendent les industriels. « De toutes façons, on doit utiliser du pétrole en complément pour bien faire brûler les ordures » explique Anne de Lander, responsable de la communication à Eco-emballage. « Alors autant utiliser un pot de yaourt à la place, de toute façon trop difficile à recycler ».

 

D’ailleurs, seuls 134 incinérateurs sont encore aujourd’hui en fonctionnement, contre 300 il y a dix ans. Et 10 départements français se trouvent encore en situation de saturation pour le traitement de leurs déchets. Reste que la France devra, encore une fois, faire des efforts sous la contrainte européenne : Une directive a fixé un objectif de 55% des emballages recyclés d’ici à 2008.

 

(Source : http://www.journaldesfemmes.com/shopping/pratique/guide-recyclage/volume-dechets.shtml)

 

 

 

Les alternatives proposées par l’Accide en 2009

 

Créée en janvier de cette année, l’ACCIDE (association citoyenne contre l’implantation d’un incinérateur de déchets et pour la défense de l’environnement) a un discours tranché. « L’incinérateur est un choix très contestable au niveau sanitaire. Or il existe d’autres solutions qui peuvent être mises en place de façon très simple » explique Agnès Wawrin, présidente de l’association à l’origine de sa création.

« Au lieu de faire disparaître nos déchets en les brûlant, il faut les réduire à la source. C’est la loi des 3 R : réduire, réutiliser, recycler » continue la présidente. Selon les membres d’Accide, il serait facile de réduire la quantité de déchets produite avec des gestes simples :

-      Réduire les emballages :

« Dans cinq ans sera mise en place la pesée embarquée : chaque personne payera en fonction du poids de ses poubelle. Forcément, les gens feront plus attention » démontre Agnès Wawrin ;

-      Consommer plus intelligemment :

« Boire de l’eau du robinet au lieu d’eau en bouteille représente dix kilos de déchets de moins par an pour un habitant. Refuser les prospectus dans les boites aux lettres, c’est moins de 40kg » argumente l’association ;

-      Trier les déchets organiques :

« Un tiers de nos déchets sont fermentescibles et partent en décharge ou en incinérateur alors que ces déchets pourraient créer de l’énergie grâce à la méthanisation » expose l’Accide.

Avec ces quelques petits efforts quotidiens, il y aurait nettement moins de déchets à brûler. Il y a déjà un incinérateur dans l’Oise, à Villers Saint Paul, qui ne tourne qu’à 80% de ses capacités. Si on enlevait la partie de déchets fermentescibles, si on améliorait le tri, cet incinérateur pourrait brûler les déchets de tout le département » prévoit Agnès Wawrin.

Cependant, la présidente est consciente du chemin qu’il reste à accomplir. « Il y a beaucoup de choses et de mentalités à changer et on est conscient que ça ne se fera pas du jour au lendemain. Mais ce sont les élus qui ont le pouvoir de mettre cela en place ou pas » continue-t-elle. Selon l’Accide, les élus ont un rôle d’accompagnement, d’éducation et de prévention auprès de leurs administrés, pour que le système fonctionne.

Et l’association a plus d’un argument dans sa poche. « Il faut savoir que la construction d’un incinérateur génère autant de déchets qu’il ne va en traiter toute sa vie » confie Agnès Wawrin.

Enfin selon les membres de l’Accide, un incinérateur ne serait pas la meilleure solution non plus au niveau de la création d’emplois.

« Un incinérateur crée environ un emploi pour 10 000 habitants, soit 20 emplois dans la région. Alors que créer des ressourceries, des centres de tris, des ambassadeurs, générerait environ 250 emplois », soit dix fois plus. Une donnée qui, selon l’association, devrait également être prise en compte dans les décisions des élus quant à l’avenir de la région.

 

(Source : Oise Hebdo – édition de Beauvais, Vexin – 29.04.2009)

 

A suivre : La semaine prochaine :  La Conférence de Mr Dany Dietmann

 

Dernières nouvelles : Le conseil municipal de Péroy les Gombries a entériné le plan local d’urbanisme incluant l’ouverture d’une carrière d’extraction de minéraux et d’un centre de stockage de déchets de 80 hectares à l’intérieur du bois du roi.

 

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Published by Crépy en valois environnement - dans Environnement
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